Notre-Dame-du-Lac, Claude Théberge, La Dame du Lac

puce Claude Théberge, artiste peintre québecois

Un talent découvert au niveau international
Claude Théberge a grandi à Rivière Bleue dans la région du Témiscouata, province du Québec. Il étudia aux Beaux-Arts à Québec. Son talent fut remarqué lors de sa 2ème année, alors qu’il gagna le premier prix d’un concours international d’affiche pour la paix mondiale parrainé par les Nations Unies.

Paris, ville des arts
Le Docteur Dubé de Notre-Dame-du-Lac (Témiscouata), prit sous son aile ce jeune artiste et lui a permis de découvrir Paris et l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts dès l’âge de 19 ans, puis l’Ecole des Arts décoratifs et l’Ecole du Musée du Louvre.

C’est à ce moment que commença sa période abstraite sur le plan artistique, et c’est durant cette période qu’il peignit Le couple (1957).

Un idéalisme qui prend de l'envergure
A son premier retour d’Europe, sous l’influence des idées socialistes fraichement reçues, il était convaincu qu’il fallait sortir l’art des musées et des salons des snobs pour le faire descendre dans la rue. Il fonda avec des amis artistes un atelier d’art dont la mission était d’intégrer l’art à l’architecture. Il réalisa alors sculptures, vitraux et murales que l’on retrouve aujourd’hui dans plusieurs lieux publics du Québec, notamment le complexe H de la Cité Parlementaire à Québec, la cathédrale de Gaspé, les stations de métro Vanier, Rosemont, Papineau à Montréal, l’Eglise St-Jean-Baptiste de Lasalle à Montréal, le hall du Capitol à Québec. (Eglise de notre-Dame)

 

Claude Théberge et Réal Voisine
Claude Théberge et Réal Voisine, maire de Notre-Dame-du-Lac
et père de Roch Voisine.

1980, se ressourcer en Gaspésie
Suite à la fermeture du son bureau de design intérieur à Montréal, il vécut de moments très pénibles tant au niveau professionnel que personnel. Il décida d’aller se ressourcer à Percé en Gaspésie. Selon lui, c’est là qu’il retrouva la Foi et un sens à la vie.

Le retour, adoption d'un style figuratif
A son retour à Montréal, il recommença à dessiner et à peindre dans un style résolument figuratif.
Ses premiers tableaux représentaient des foules avec des écharpes, héritage du climat gaspésien ou encore des hivers à Rivière-Bleue.
Quant aux parapluies, il voulait démontrer à quel point les humains sont préoccupés par leurs petits problèmes temporels, ne songeant pas à refermer leur parapluie, même lors d’une éclaircie. Avec le temps, le symbole du parapluie est aussi devenu une sorte d’enveloppe où l’on peut se retrouver, loin de la bêtise humaine.

Le message
Mais par dessus tout, le message que Claude Théberge souhaite transmettre se traduit par une seule phrase « Sachez voir, sachez entendre et aimez-vous les uns les autres ».
Par le « Sachez voir » il faut entendre « observez les gouttes de pluie ou les goutelettes de rosée… Comme elles peuvent être belles ! La goutte de pluie s’éclaire par elle-même, comme si une force mystérieuse l’animait de l’intérieur… »

Sources : l'article de Marie-Josée Tardif, paru dans le magazine Vivre, volume 2 #3, déc 2002-jan 2003.

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